A consolation and a poetic protest

The small volume here contains three publications relating to French sumptuary laws. The first is Henri III’s 1576 order enforcing the laws of his predecessors with a reprint of the laws passed under his father in 1549. An excerpt:

page from Declaration du roy sur le faict et reformation des habits

The other two works are more opinionated.

Consolation sur l’entretien des dames pour la reformation des habits (below) contains an anonymous consolation addressing the ladies of France in the wake of a round of sumptuary laws passed by Louis XIII in 1633. “My ladies,” it begins, “do not take it so much to heart and do not grieve over this sweet reformation in the wearing of clothes, because it’s for your own good and for your salvation.” It will be no surprise that the author also recommends that modesty, rather than fancy dress, is the true ornament of ladies.

page from Consolation aux dameslast page of Consolation aux dames

Le pasquil, ou, Plaincte sur la réformation des habits, anonymously written around 1613, is a satire in verse lamenting the sumptuary laws of Louis XIII. Imploring the king’s succor for some fashion relief, the poet concludes that if the king does not have pity on his afflicted people, they will suffer worse than the damned.

page from Le Pasquil ou Plaincte sur la reformation des habits

Transcription of Le pasquil, ou, Plaincte sur la réformation des habits

Les princes, de Treillis

Sire, ce sont par vos edicts
Que nos habits sont de Treillis
Du plus fin que la forge donne,
Les doubleures de taffetas
Ce sont pierres dures & plastras,
GrãdDieu faites qu’il nous pardonne,
     Car les Princes ne doibuent pas
     Tant abaisser de leurs Estats.

Les Cardinaux, de couleur de Roy.

Et Nous qui sommes annoblis
Par la faveur des Fleurs-de-Lys,
Nous donnant la couleur Royalle,
Faites, o Dieu, que cette faveur
Ne tourne en notre des honneur
Par la Fortune desloyalle,
     Car c’est elle qui a changé
     Notre escarlatte en teint doré.

La Haute-Noblesse, de Bougrand.

He˜ quoi, faut-il que vos Edicts
Nous fassent changer nos Habits,
Esclattant tout en broderie,
Maintenant le Bougrand nous fuit,
O Dieu que de malheur produit
Le ieu, l’amour, & la folie
     Car ces trois points le seulement
     Nous apporte ce changement.

La Noblesse de campagne, de Moquette.

Il nous semble que nos Habits
N’etaient si superbes & polis
Pour nous reduire à la Moque te,
Mais c’est pour nous recompenser
De nous faire ainsi retrancher
Nous pensions par la retraite
     Des Soleils de notre Louys
     Qui nous promettoit Paradis.

Messieurs du Conseil, de Taffetas changeant.

Et nous qui sommes du Conseil,
L’on nous donne le nonpareil
A ce taffetas de la Chine,
Mais nous pouvons en un moment
Faire que notre habillement
Se change ainsi que notre mine,
     Car nous pouvons, si nous voulons,
     Rompre tout ce que nous faisons.

La Justice, de ferge à deux envers.

Faut-il que nos satins divers
Se tourne en serge en deux envers,
A nous qui tenons la Justice,
Helas, oui, nous le meritons,
Et s’il n’y à de grands Pardons
Le Gibet est notre supplice,
     Car l’endroit de tous les proces
     Nous le retournons à l’envers.

Le Tiers Estat, de revesche.

A qui nous addresserons nous
Pour implorer quelque secours
Au plus fort de notre misere,
Helas, Seigneur, ayez pitié
De tout le pauvre peuple affligé,
Luy donnant la faveur prospere,
     Car si vous ne l’entreprenez,
     Nous souffrons plus que les damnez.

FIN.